vendredi, janvier 23, 2009

Bissextile
Il faut naviguer... au moins sur les vagues de ce blog abandonné et trop peu repris au long des mois.
L'an 2008, heureux et bien mené, est fini avec deux fêtes de retrouvailles: revenir en France et revoir une grande et vieille amie. Tout est changé, biensûr: l'amie, autrefois une jeune-fille indépendente et séduisante, est devenue une jeune-femme aussi indépendente et séduisante qu'avant et pourtant mère de deux enfants, en faisant donc face au poids de "l'adultisme" et toutes les conséquenses qui en viennent.
La France a également changé d'après mes yeux: une naïveté qui s'est perdue puisque ses émigrés montrent la face qui était confortablement cachée à l'isolement des banlieues, avec le bouillon de leur culture (déneguée et dénaturée) prête à renverser. Les "français" s'en aperçoivent, un peu hypocrites, en craignant le Sarko qui a trahi ses votes anti-immigration en leur volant des droits sociaux concquis par ses grands-parents plus intrépides.
Cépendant, les beautés sont toujours belles, les plaisirs plaisent à l'âme depuis toujours et profiter des chemins, des saveurs, des paysages et des gens sera toujours le meilleur bout, même tout petit, que la France pourra offrir à qui que ce soit.

jeudi, avril 10, 2008

Moyen de transport

Finalement, après une grosse recherche de prix et models, je me suis achetée un vélo. Devant l'impossibilité de trouver, au Brésil, un model pour ville complet - dans le marché brésilien de cyclisme, pas y compris les vélos professionels, il n'y a que des VTT, que je trouve laids et innapropriés. Alors, le VTT simple que j'ai acheté d'occasion est devenu un vélo pour ville, ajouté des gardes-boue, porte-bagage, panier, phare-avant et feu-arrière.
Ayant São Paulo comme chef, les grandes villes brésiliennes deviennent des enfers dont les rues sont couvertes par des voitures lentes, et l'existence de beaucoup d'accidents. Malgré ça, la publicité insiste à nous faire croire que les bagnoles les plus modernes y sont pour glisser à travers les nuages. Et le pire c'est que les consommeurs y croient, en préferant songer pour ne pas vivre.

samedi, novembre 03, 2007

Les petits rituels quotidiens

Voila: j'écoute la sonnerie du mobile et dedans, la voix qui dit: "je suis là!". Un moment après, je prends la clé et descend les éscaliers, pour l'aider prendre son bagage auprès de sa voiture.
Ainsi que l'ambiance, dans le bâtiment, se montre propice à des manifestations affectueuses, j'enlace son cou et l'embrasse une ou deux fois, contente de son arrivée.
Quand je me suis rendue compte de que l'endroit du baiser furtif est exactement au champ de vue qui partait de la porte de la concierge, j'ai commencé à m'amuser à un possible espionnage de sa part qui ne m'empêche pourtant à embrasser mon amour avec la même intensité. Ce que je fais donc est passer devant sa porte et, avec un air malin de qui envoit une lettre anonyme, dis: "Ouvre tes yeux, la japonnaise!"
Pfff!

Un blog bissextile ne veut pas forcement dire que son auteur a une vie d'évenements pas rémarquables. Le problème c'est que tant les tourbillons que les petites particularités qui font la vie plus que le film définitif qu'on ne voit qu'avant de mourir, enfin, ces faits dévalent la capacité que mon français a pour les capturer. J'ai donc une grande difficulté à y être régulièrement.
Mais j'ai toujours envie de transformer cet éspace incertain à quelque chose de plus... à un coin plus animé, plus vif. Est-ce que quelqu'un peut m'aider? Dieu? Le Dieu des Idées, peut-être?

samedi, mars 03, 2007

Le vélo




Papa, il est mort il y a peu plus de quatre ans, à cause d'un infartus.

(J'écoute In den Kasernen, de Marlene Dietrich. C'est la chanson qui sonne sur ma liste de standards, par des motifs que j'ignore)

Cela me rappelle que mon père, lui, détestait l'allemagne et quand je lui ai dit que je voudrais suivre un cours d'allemand, il est devenu très faché. Mon cours d'allemand n'a duré que quelques mois parce que je trouvais les déclinations très difficiles.

Quand tout le monde était en deuil, moi, je restais silencieuse d'une façon étonnante pour les autres. Une tante - schizophrenique, d'ailleurs - m'a demandée pourquoi je faisais semblant d'être forte. Mais je n'étais ni forte ni faible: ne pas pleurer était ma façon de faire face au fait de sa mort.
Je me souviens de son moustache, de ses cheveux lis et noirs qui ont tardé à griser et la façon qu'il m'emmenait sur ses épaules, quand j'étais pétite. Cet après-midi, dans la rue, il y avait un père qui aprenait sa petite fille à conduire le vélo. Et elle s'équilibrait à peine mais arrivait à le conduire. Et j'étais contente car je me voyais en elle, à l'époque où mon père m'aprennait à conduire mon vélo: autre modèle, autre époque, d'autres vies. Mais un amour si nécessaire, un amour dont je remercie d'avoir eu.

dimanche, janvier 28, 2007

Hard Candy


C'est cette nana qui va te faire mettre en genoux...

Une vie de danseuse. Danseuse, un meilleur mot que 'ballerine', car les mouvements d'une danseuse sont peut-être plus vertigineux que tout simplement le ballet d'une femme qui suit l'éxactitude d'une choréographie bien définie, avec de tout-petits pas, des pas minuscules qui dissimulent un poids majuscule.
La danseuse s'est donc permise suivre un tourbillon d'amour qui a commencé dans le coin le plus timide de son coeur. Elle est partie avec le cirque. Elle mangeait du feu et des couteaux; devenait une bizarre contorcioniste qui valsait fléxible dans les bras amoureux du clown; elle s'équilibrait sur un fil et se posait, gracieuse, sur un cheval qui courrait en circle. Mais surtout, elle était la dompteuse qui a subjugué le lion, a enfilé la tête dans sa bouche affamée et, plus farouche que la bête, l'a fait renoncer à sa proie et l'a fait proie lui-même.
Puisque la danseuse, elle, faisait tout le monde danser d'après son rythme.
Une disparue qui revient de temps en temps, c'est moi avec ce blog en français.

Il n'y a pas de nouvelles à annoncer, puisque qu'elles n'auriont aucun contexte. Je n'ai pas de lecteurs, quand même. Ce qui se passe est qui, dans deux ou trois ans d'un quotidien plein de transformations (démenager un tas de fois, changer de travail un autre tas, et souffrir et jouir sans beaucoup de opportunités de stabilité), la vie paraît, à nouveau, suivre un vent plus calme qui gonfle mes voiles. Je sais, surtout, qu'au cas de tempête, je serai plus résistante, j'arriverai à suivre le cours de mon voyage même si le destin final est un point que j'ignore.

Mes heures ont accumulé bien de cendres. Je pourrai les souffler e nettoyer ma surface à nouveau.

mardi, octobre 25, 2005

XII - Le Pendu

C'est la vie, qui me pend par la cheville et me force à faire face à moi même. Si je ne le fait pas, c'est l'enfer.

lundi, octobre 17, 2005

Je regarde mes poumons. Ou bien, leur photo prise cet après-midi à l'hôpital. "Il n'y a rien", a dit le médecin, sans éxpliquer une cause raisonnable pour la douleur qui brûle ma poitrine, au dessous de mon sein droit. Sera-t-il la douleur - jusqu'à présent métaphorique - devenue physique?
Juste avant de dormir, il y a ce silence qui me fait peur. J'écoute pourtant la radio et si la douleur à ma poitrine n'est plus métaphorique, le silence l'est.

samedi, octobre 15, 2005

Il y a cette sorte de trou qui m'oblige à écrire e écrire encore. Un samedi qui ne se suffit pas. Un trou que j'essaie de remplir, ou bien rien de ça. Le contraire peut-être, un excès de sentiments qu'il faut pousser dehors et j'ai presque honte d'avoir tant de choses à dire avec tant peu de mots et une inconnaissance de structure qui me fait sonner primitive, limitée ou bien l'étrangère que je suis en effet.
Mais enfin, il faut simplement que je dise. Et que j'écoute aussi.
Mon mec à moi



C'est lui, Mercúcio José.
Mal au coeur, kind of

Le temps court vers seize heures. Il y a ces faibles rubans de soleil qui a peine coupent le vent froid du début printemps et j'écoute les notes mélancoliques de ces quatres barbus de Rio. Une fois j'ai lu que, en portant des Havaianas (les sandales en caoutchouc qui sont très pop ici), il est impossible de se sentir mélancolique. Pas vrai. La tristesse brésilienne a des brins éuropéens mais c'est résultat, en part, du soleil, du ciel, de la mer et de la chaleur eux-mêmes. Une mélancolie qui ne cèsse pas sous l'action d'un ventilateur qui tourne ou même du vent qui agite les grandes feuilles d'un cocotier.

vendredi, octobre 14, 2005

Il faut officiellement récommencer

Après avoir quelques fois alteré le lay-out de mon blog, je suis enfin prête à écrire... mais quoi? Peut-être, écrire mes rêves: je voyais le cercueil à un suicidé, avec l'inscription "pendu". Comme les rêves et toutes ses images s'agissent toujours de nous et nos pensées, je peu conclure que ce pendu répresente l'agonie que je ressens à l'iminance de prendre les décisions les plus importantes de ma vie.

En tournant la page onyrique, je dois dire: Madeleine Gobeil Noël n'est qu'une jeune fille qui fait revivre la passion joyeuse des engagements juvéniles: dans ce cas, l'existencialisme vu chez Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, pas seulement à leur discours mais aussi à leurs peaux et gestes. Confronter la vraie pagaille qui était l'appartement de Sartre avec la logique de ses arguments - même qu'ils soient en part un peu déplacés à présent - est admettre la contradiction humaine. Mais dans ce cas, je ne suis pas contradictoire, moi. La pagaille de mon foyer correspond éxactement au chaos de mon intérieur.

jeudi, octobre 13, 2005

Depuis longtemps je ne venais pas ici pour essayer de verser quelque chose en français. Et puis je découvre qu'il faut le faire, que cet éxercise est nécessaire lors d'un contexte impératif qui apparaît à l'horizon.
Mon vocabulaire est limité et mes pensées sont donc limitées à l'extension de ce vocabulaire toujours faible. Mais je promets à moi même: j'essayerai de m'exprimer.
Les coincidences sont un peu plus significatives à présent. Je me laisse emporter par les Katrina et d'autres ouragans de mon éxistance.

mardi, mai 17, 2005

Tu m'a décourverte, alors.
Tu peux venir ici, me regarder... même si tu ne me comprends pas, si tu ne comprends pas ce français qui n'est pas comme ton italien, quand même... tu peux être comprendras les urgences de ma chair et sauras me traduire. Je t'attends.

jeudi, novembre 11, 2004

Omelete noturno. Simples, na verdade, oriundo de uma fome emergente posterior a uma saciedade recente. O corpo desnudo, de costas para mim, descalço e displicente no chão frio, que paciente picava um tomate, um quarto de cebola, dois champignons remanescentes da água fria de um pote há dois dias na geladeira. Curry. Sal. Orégano. Noz moscada ralada na hora, um pouco de parmesão em flocos grossos, dois ovos. Processo com interrupções para cravejar-lhe beijos nas costas. Na minha boca, um gosto de cigarro experimentado na língua alheia, ou teria sido o contrário? E entretanto, na manhã, uma batalha macia de olhares que esperava o surgimento de uma primeira lágrima, prisma de uma luz dividida não em cores, mas em inspirações: carinho, desejo, saudade antecipada, perplexidade, medo e até um pouco de amor. Quando então aquele despertar tinha um tanto de adeus, a mão pegando a outra, a mão pedindo e nada além exprimindo aquela vontade de estar ali, fixa e ao mesmo tempo diluída numa poça de insanidade. Enxuguei minhas lágrimas para fazer-lhe verter outros humores, e eu também, sentia meus olhos carbonizarem aos poucos, queimados, consumidos, ofuscados. Semana. Trabalho. Silêncio...

dimanche, mai 02, 2004

Ce matin dans mes rêves, j'étais un corps allongé sur un lit... en effet, pas allongé, mais chaud comme dans un nid, confortable contre ton corps, deserotisé, fraternel comme si tu étais ma mère ou ma soeur ou simplement une partie de moi-même qui n'était pas moi-même, mais quelqu'un dont j'avais besoin... dont la chaleur j'en avais besoin. Et j'étais aussi couchée dans le lit de tes yeux, comme autrefois je me couchais sur ta voix.
Après ce rêve, il y a eu un autre, où nous étions sur un canapé, bavardant et bavardant. Comme les amies que nous sommes. Et ça me rechauffe aussi.
Je me sens petite comme un enfant. Petite comme une fleur qui reçoit le vent de la campagne, comme les feuilles de l'herbe qui sert de lit à des gens dormants qui rêvent à la chaleur des lits d'amour fraternel.
La cendre des heures, la cendre des larmes qui brûlent la peau de la joue, le silence coupé par des reniflements. J'ai pleuré comme un enfant. J'ai juste envie de le dire... même si ces larmes n'existent plus, pures et claires.

mardi, mars 30, 2004

Nouvelles du royaume... c'est vrai, la vie est dans son chemin à n'importe quelle direction. Tout suit son rythme bouleversant, qui maintenant va plus calme... tout ce que je voudrais, à ce moment, c'était m'allonger dans un lit pendu des arbres, en écoutant Moby, pas seule... surtout pas seule. Il fait froid ici, dans deux semaines ma mère apporte un renforcement de quelques manteaux et édredons, pour quand l'hiver sera finalement arrivé. Dans un mois je fête mes 26 ans, en ne pas souhaitant d'être plus vieille ou plus jeune. Je continue à m'envelopper de gens, sentiments et ambiences. À cette belle ville il y a des cafés, des cinémas, des places et des parcs vers où je me laisse flâner... mais l'éspace de ma flânerie n'est pas seulement urbain... elle parcourt des ailleurs perdus et je me découvre donc. Peu à peu. D'une façon parfois surprenante, parfois conséquence de tout ce que je suis en train d'être, en dormant ou réveillée.
Mais d'une façon génerale, je suis vachement tranquille... tranquille aussi, quelques fois, de penser à toi avec une calme tellement desirée... reussie, peut-être, et je crois que j'ai bien fait en restant sur ma nuage.

vendredi, janvier 02, 2004

Nouvelle année... je suis au milieu de ma confusion, je cours pout tout rendre prêt, je ne me souviens même plus des feux d'artifice, de la fête, mais je me souviens des voeux. Il fait froid pour un janvier d'été à l'hémisphère sud, j'ai donc envie de boire une tasse de café avec des amis... les amis de mon état transitoire, mes amis d'ici et de là-bas, de Santos et de Curitiba. Les nouveaux temps promettent de l'effort et de la difficulté. J'ai peur mais je suis quand même courageuse, j'ai envie de faire face à tout. Cette jeunesse qui me permet d'oser, même qu'oser ne soit pas un verbe exclusif à la jeunesse. Pas de choix.
Je ne sais pas si c'est de la folie ou quoi... mais je pars.

samedi, décembre 27, 2003

Un des derniers posts sur La Cendre, au moins dans une longue période. Je vais vendre mon ordi, car j'ai besoin d'argent. Le voyage que j'organisais, qui prennait tant de mes efforts, qui était source de réflexions etc, s'est très bien passée et on peut dire que j'ai réussi d'une certaine façon. Alors, dans 3 semaines ou moins, je démenage, je pars definitivement, en disant au revoir aux amis de la côte, de l'enfance (il n'en reste aucun, anyway), quelques uns de la fac et aux peux proches qui sont en contact.
J'ai repris mon "blog en papier", c'est à dire un journal authentique, un carnet de notes bien traditionel, puisque je serai obligée à écrire trop peu sur le blog, mais sans doute je ne l'abandonerai pas. Il pourra peut-être devenir un laboratoire pour tester mes élèves, ou mieux. Il sera toujours le coin où je peux me délivrer à des délires en français, ou bien à écrire rien que pour M., car d'entre mes amis les plus proches, c'est elle qui mieux comprend ces délires absolument doux.
Les fêtes de fin d'année courent comme toujours: excès de repas, théâtre familial, pas beaucoup de cadeaux (les temps d'aujourd'hui ne les permettent pas)... mais je suis quand même très optimiste, car c'est la première fois que je peux dire qu'une nouvelle vie commence pour moi avec une nouvelle année...

vendredi, décembre 19, 2003

Dans 4 jours, je pars chez ma mère. Au début de mon voyage, il parassait que le temps passait très lentement et voilà, il s'est vite passé et le resultat c'était vraiment plus positif que je pourrait même penser à souhaiter...
De toute façon, ce qui me prend à ce moment c'est le souvenir de mon père, puisque il y a exactement un an, il est mort d'un infartus. Et hier il n'y avait que lui dans ma tête et ce-jour-là, si étrange que je n'avais même pas pleuré.
Vendredi. Jour dingue... aujourd'hui je suis dingue...

dimanche, décembre 14, 2003

Dire que je suis ensomeillée n'est pas du tout nouveau. Parler de la pluie, non plus. Mais dire que je suis heureuse, dire que les choses démarrent, qu'elles marchent, que chaque jour garde quelque chose de nouvelle ou même surprenante, ça c'est remarquable. Le resto chinois d'hier, les gens que je viens de connaître, la douceur de M., l'amour que G. transmet quand regarde sa fille... le ciel, les rues, les arbres... tout ça me surprend, m'émerveille, me fait sentir vivante.
Et maintenant, dormir en rêvant d'être reveillée pour vivre la vie...

mercredi, décembre 10, 2003

Maintenant je ne perdrai pas mon post. Ensomeillée... silencieuse. C'est comme je me sens, plongée dans l'ambience de cette nuit d'une coupable pleine lune, nuit fraîche, nuit d'une naïveté trompeuse, nuit d'une volupté machée et avalée et en train d'être digerée, une volupté qui continue, pendant que j'écris, de ressonner sur ma peau et d'autres coins plus sécrets... Nuit de regards qui ont finalement perdu la peur de se rétrouver, même si c'était pour s'apercevoir francs dans sa certitude, ou sa doûte. Des regards doux, quand même. Et je n'arrête pas d'y penser. Ma faute, ta faute, qu'importe? Faute de la lune, elle. Faute du bien-être (et pas du vin insuffisement bu), de mes mains, de ton dos, de nos peaux. Faute de la tendresse, faute de se vouloir bien avec de quelques nouvelles façons qu'on ne sait pas encore comprendre ou... utiliser... Faute des désirs pas trop gardés dans nos coins, faute de ne pas savoir partager ce coin (comme quand on habite dans un logément d'étudiants) qu'on a récement découvert. Faute des peurs et même des bonheurs, ta faute, ma faute comme d'habitude, faute du baiser pas arrivé, de la démande pas demandée, de la peau pas laichée, du corps pas gratté, de la bouche pas mordue, de la langue pas sucée... faute du sexe pas dévoré. Faute du climax pas atteint. Faute de la vie dehors qui nous oblige d'être sages, faute de la sagesse elle-même, faute aussi de la folie pourtant, faute de l'interruption mais aussi du début, faute de tout et de rien, grâce à quoi ça fait du bien pendant que ça peut faire du mal. Faute, là je rêve, de n'avoir pas dit: "seulement pour une nuit, seulement pour que l'on sache que célà doit finir". Et pourtant je me couche... je m'allonge, je repose sur le lit de ton regard, de ta voix, de ta peau, de la douceur de ton être. Des rêveries dispersées dans la réalité qui me sourit vraiment. D'y être, de que tu m'apprenne à conduire les voitures autant que la nature de mon amitié. Je t'adore, M.

mardi, décembre 09, 2003

Je ne crois pas que j'ai perdu mon post. Je suis triste, car j'avais été si poétique et je l'aime bien. Enfin, j'abrège, car il faut dormir. Je disais que cette pluie qui tombe dehors sera une belle chanson pour m'emballer à la fin d'une journée qui m'a beaucoup exigée. Mais je suis heureuse, là je suis à l'aise et je vais bien dans ma peau.
Ah, je suis crevée... impossible de continuer et tout raconter à nouveau. Mais je dors contente d'être sous le même "toit", le même ciel de ceux qui me manquaient et j'apprends à aimer de plus en plus.

enfin...

je suis là pour vous plaire, et n'y puis rien changer. (Prévert)

vendredi, décembre 05, 2003

Oui. Je suis aux insaines heures de la nuit. Où tout-ce que je ressens c'est de la précipitation, car dès que je me reveille et me lève, tout c'est fini. Parfois la joie elle continue, ou bien la tristesse, quand elle est si grande qu'un peu de sommeil ne la peut pas guérir. Maintenant j'écris sans me freiner, prise de cette obsession/passion, envie d'écrire... je me suis mise à penser au temps que je n'aurai pas quand je travaillerai, au temps que tu n'as presque jamais... et me suis mise aussi, à écrire, sans cesse, sans trop raciociner, juste en laissant que les mots me guident, autant que me guide le desir ou la joie ou le courage, lorsque le cerveau n'a plus besoin de réflechir pour donner de l'espace à l'action.

Un vendredi qui précede le weekend de mon voyage. J'essaie de n'y penser plus, mais c'est comme j'y arrivais vraiment. Au fait, ce voyage répresente plus mon action que mon reflexion, même si cette action en vient. Je sais juste que je sourirai. Pour moi, cette métropole verte et chérie est comme le rêve d'hier: une Mediterrannée bleu-scandale avec des vagues délicieusement fortes, où je me jetais de corps entier. Plaisir. Nostalgie. Réalité.

Comme je suis heureuse, pardonne-moi, M. Car je te mords les lèvres en souriant, même si en réalité je te serre fort, tout simplement. Je te garde ici comme un joyau.

jeudi, décembre 04, 2003

À propos des "awaken-dreamlogs"
Elle se questionnait, de temps en temps, toutes les fois où cette-voix-là, au téléphone et puis, in loco, la bouleversait d'une certaine façon. Elle n'arrivait pas à comprendre. Oui, il y avait parfois une vague de désir qui l'envahissait, la brûlant par dedans, qui réchauffait ses cuisses et allait jusqu'aux extremités, toutes. Il y avait ce coup dans la poitrine qui, sans trouver d'infartus pour se manisfester, devenait très vite un léger liquide, doux et pas très épais. Mais malgré tout ça, elle craignait les obvietés, elle avait peur de l'obvieté des passions romantiques, des histoires ordinaires des feuilletons. Elle ne le comprenait pourtant pas. Mais au long d'une nuit chaude et musicale, L. pensait et concluait au moins pour ce-moment-là, que ce désir qui parfois s'empare d'elle, n'est qu'un essai maladroit de tenir M. dans son être. Si cette fille connaissait une autre façon, elle l'adopterait volontiers. Mais elle ne connaît que l'intensité du désir, de quand on veut que quelqu'un soit fondu sur sa peau. L. avait M. fondue sur son âme, et cherchait une autre façon de figurer cette idée.

mercredi, décembre 03, 2003

Je me fais faire couper les cheveux, j'achète du vernis pour les ongles, j'achète un pantalon, une blouse, une jupe, et je me sens dans mon cours élémentaire de français ou je fais une liste de tout ce qui me donne du plaisir. Ne pas admettre que faire des achats ne fait pas de bien c'est une sottise, car c'est comme changer la peau, c'est donc se renouveler d'une façon plutôt symbolique.
Et donc, puisque je me demande une liste, alors j'en énumere deux choses: matin de soleil et faire l'amour à travers les yeux.

lundi, décembre 01, 2003

Après-midi nuageux, lourd... et pourtant léger, avec la légereté de MON être, avec la sensation de flotter au-dessus des problèmes qui envahissaient ma vie la semaine dernière. Et je remarque que c'est rare cette sensation ne vécue qu'il y a quelques mois, le jour où j'ai présenté mon travail de graduation. Aujourd'hui je flotte, car j'ai atteint le nuage de tendresse dont je me sentais très loin. Et je découvre que ce n'est seulement pas M. qui y est avec moi... il y a tant d'autres personnes... alors c'est à tous eux que j'offre ces fleurs volées du jardin de mon coeur, mais c'est sur ta joue que je dépose ce baiser léger et abandonné. Rien que sur ta joue.

jeudi, novembre 27, 2003

Aujourd'hui ce n'est que de la lassitude. Ou bien de l'attente, une attente pas absolument statique, mais quand même. Combien de temps? Dans un peu plus d'une semaine. Est-ce trop peu de temps pour que quelque chose se définisse? Je n'en sais rien. J'essaie de me dépêcher, de courir, de tout faire à temps. Pour pouvoir dire: je suis là et je tente de, pas seulement vaincre, mais surtout vivre au lieu de survivre. Mon esprit est pourtant un peu plus quiet, de tant qu'il a réflechi. Si j'arrive pas à aller, tant pis, ce ne sont que quelques mois de plus. Mais que je voudrais partir, que je voudrais risquer d'écouter un "oui", puisque j'ai déjà des "nons"... prouver peut-être que j'ai une bonne intuition, et que les gens qui y restent, n'importe le résultat, fassent confiance à moi pendant ces deux semaines. Je rêve peut-être, mais c'est une rêverie dont la réalité me ferait vraiment du bien.

mardi, novembre 25, 2003

Courrir vers un précipice? Ou tout simplement faire face au désir d'être plus qu'on est déjà? Rester, en écoutant des arguments absolument raisonables, ou partir (provisoirement!!), pas pour défier les autres, mais pour défier à soi-même?
J'ai une gelée dans mon cerveau et j'arrive pas du tout à écrire plus. Les mots dévalent l'espace de ce blog. Ils continuent sans cesse.

lundi, novembre 24, 2003

Contradiction. De la peur, et de l'éspoir.
Une petite fanfare qui jouait à une foire. Une femme/enfant qui se perdait de sa mère, prenait le bus et rentrait chez elle. L'envie d'être seule et en même temps, d'enlacer le monde de ses bras et jambes.
Camille essaie d'être intensement Livia à ce moment. Et elle y arrivera.

dimanche, novembre 23, 2003

Pas de paix, pas de désespoir sur ce dimanche après-midi. Je pense - sans arrêt. Je reflechis. Pourquoi pas?

vendredi, novembre 21, 2003

Un ciel nuagé, le climat va mieux, moins de soleil, de chaleur... j'écoute plus tranquillement un chant d'oiseau et le cri de mes pensées, disons... de mes délires.
Tous les 10 minutes je pleure copieusement. Parfois je regarde la pluie et souris. Aujourd'hui il n'y a pas d'éspace pour être saine. Ou bien sage. Ou bien placide. Ma vie n'est que de l'illusion. Vraiment.

mardi, novembre 18, 2003

Il fait du vent. Beaucoup. Un vent qui tout fait tomber par terre, les arbres, les câbles d'électricité (il a manqué d'énergie deux fois ce soir). Moi, je suis un peu floue... en ayant de la fièvre, un rhume qui me maintient faible et folle et fatiguée. D'ailleurs je suis revenue de São Paulo. 10 jours. Aïe. J'ai l'impression de que j'y suis trop de temps restée. Un peu oprimée, peut-être, par un quotidien qui n'est pas le mien. Des gens que je ne connaissais suffisement pas bien. Et pourtant, l'envie de ne pas être ici, chez ma mère. Impermanence.
Je dors débout. Je vais me coucher.

vendredi, novembre 14, 2003

M. est mon mystère et moi, Camille, je suis un mystère aussi. C. aime se perdre dans les mystères de M. et les savoure comme un fruit absolument sublime. Comme un doux pêche plus un doux peché. M. est un mystère aux yeux clairs comme la terre en été, a une peau blanche qui ne rappelle pas l'hiver, de mains longues e un coeur tellement grand, où je me cache de temps en temps pour être enveloppée de bonnes choses. Et M. s'y cache, dans le mien, tout le temps.
M. est un mystère que me fait sourir.
Je ne sais pas quel type de maladie m'attaque, mais je sais juste que l'envie d'écrire en français (et pas en portugais, qui est ma langue maternelle) me prend de plus en plus. D'autres étranges maladies m'assautent plus l'âme que le corps, ou bien le corps et l'âme en même temps, car je fume et je fuis des gens qui me désirent. Comme cet après-midi, où, pour échapper de la chasse impitoyante d'une femme un peu, disons, pas trop féminine, je lui ai suggeré d'aller à la FNAC (oui, à São Paulo on a une FNAC). Je me suis allée chercher des bouquins, des revues, avec tant d'enthousiasme qu'elle a dû croire que j'aime plus les livres que la séduction. Au fait, même Régine Déforges et ses continuations infinites du même livre me séduisent plus. Mais ce que j'ai trouvé m'a presque été offert il y a une semaine: "Bonjour Tristesse" de Françoise Sagan... alors j'ai eu de très bons souvenirs. Il y a à la FNAC un certain traffic de mères et enfants et ça me plaît un peu, car mes instincts biologiques commencent à se faire noter chez mon corps et mon âme (hé, je crois que célà peut être la maladie dont je parlais au début). Alors je me suis mise à regarder et rêver et penser: il me faut un père. Pour les enfants, bien sûr. Le mien n'est que de la matière nostalgique. Et il me manque.

mercredi, novembre 12, 2003

Dreamlog, ici: les images se perdent, bien sûr... je songeais que j'étais interviewée pour un boulot. Mais c'était un magasin et moi, je suis une journaliste chomeuse. Pas de problème, supposement. L'intervieweur disait que je devrais démenager et habiter en Porto Alegre (dans le sud du Brésil) et moi je le trouvais une bonne idée. Mais, au fait, ce dreamlog est unique: moi, Camille, j'ai rêvé de toi, M. Oui. Dans une chambre claire, et on s'embrassait légèrement sur la bouche. Je me souviens de la première fois que j'ai rêvé de toi et il n'y avait qu'une voix familière au téléphone, et on se parlait comme toujours, mais maintenant j'ai des éléments pour que mon inconscience te construise. Et tu étais là avec ton beau regard, ton sourire et une bouche tendre qui embrassait la mienne (là c'est une invention de l'inconscient pour me dire quoi? Je ne sais pas. Je sais que l'édredon de ce rêve était acheté à "Zêlo"... et c'est peut être l'edredon qui me couvrait cette nuit).
M., J'ai peur. Je crois que L. veut me tuer. Ou moins s'asseoir pour me dire quelques verités. Elle veut vaincre. Je crois qu'elle fait très bien. Mais j'ai peur.
Curieusement, j'ai pas envie d'être une autre. Man Ray, encore, sur le player... j'écris d'un sympa ordi portable qui n'est pas à moi, d'ailleurs. Une bonne journée, d'ailleurs. Ensoleillée et ensomeillée, sans le pleure d'hier, où tout a été véritablement douloureux.
Une journée plus légère, et l'envie sincère d'être plus légère moi aussi.

mardi, novembre 11, 2003

Post perdu... je disais que c'était finalement Dr. Jekyll qui assume son poste, souvent occupé par Camille. C'est un brin de raison auquel je m'oblige à tenir depuis que je me rends compte que l'illusion est un de mes grands compagnons. Camille ne me laisse pas d'espace, mais ce Man Ray que j'écoute c'est pour moi, je me donne le droit et le devoir de prendre ce cd, il n'est qu'à moi...
Tant de choses qui me confondent à ce moment imprécis. Une seule certitude: il faut vivre vraiment. Parfois j'ai l'impression que Camille me vole le place et prend mon espace. Et célà me fait être cachée sous des tonnes de beaux textes, des textes vraiment inspirés, mais... la vie, elle est où? Cette fille qui aime cultiver sa mélancolie se trompe de plus en plus par des rêveries sans propos. Monde obscur. Des chansons sombres, Debussy, Satie et de la pure tragédie. Vendredi, au bord d'un lac tranquille et pourtant sale de polution, j'écoutais une espèce de commentaire qui était tellement subtile, à point de paraître une caresse inquiète. Mais ce soir, pas de conseil. A real slap, un coup de poing à mes illusions, un regard et une voix qui ne me laissaient pas dire non. C'était pas de vie, c'est une vie trompeuse, une non-vie.
Et j'ai bien pleuré. Bien. Mais ça fait du bien, à la fin. Bouger ça fait toujours du bien.

lundi, novembre 10, 2003

Et voilà... je suis ensommeillée, fatiguée, je suis une sorte de Camille bouleversée dans un corps de L... mais comme L., je suis dans cette grande métropole, São Paulo, la ville des pauvres et riches, de la grande varieté culturelle, des plusieurs cafés, discos, etc, etc.... Livia, elle profite le maximum de son séjour, et moi, Camille, je savoure ses découvertes, je suis une partie qui profite de ses experiences, enfin. Le fait c'est que je t'ai connue, M., et si personne ne pourrait suivre comme toujours après une rencontre comme ça, pourquoi moi, je le devrais, je le pourrais? En effet, j'exagère un peu, comme le demande mon caractère trop romantique, tragique ou quoi que ce soit... mais je n'oublierai pas cette rencontre ou peut-être je me suis perdue dans et avec toi, d'une façon complètement plus espirituelle que les gens peuvent imaginer. Mais j' avoue, j'ai eu l'envie et la curiosité de sentir ta peau et enfin, je l'ai sentie et elle est agréâble et elle est une caresse trop tendre... tes yeux, eux, ils sont bouleversants, et voilà c'est pourquoi j'osais te regarder dedans même si célà t'agaçait un peu. Rassure-toi, anyway, car moi, je ne sentais que ce que je sens toujours: que pendant que nous sommes - en quelque façon - ensemble, rien ne peut maculer et détruire le petit et simple monde qu'on a bati rien que pour nous... ce trésor d'amitié si singulaire qui tout permet, c'est à dire, que permet tout ce que nous fait du bien. Et ça, ma chère et attirante amie, c'est du pur bien... je veux être encore ta pétite délice... et tenir tes belles mains dans les miennes...

mardi, novembre 04, 2003

Inaugurée, alors, la portion Dr. Jekyll/Mr. Hide de ce blog. Vous avez aperçu, je crois, qu'il y a une Camille Bleue et une Livia Araújo dans cet espace. Deux filles qui se connaissent un peu. Oui. Dans le même corps, en ayant la même voix (dense et sensuelle, selon quelques personnes qui l'ont écoutée) et la même date de naissance: 29.04.1978. Non, c'est un demi-mensonge, car moi, Camille, ne suis née qu'il y a dix ans, sur les feuilles d'un cahier d'adolescente. Mais moi je grandis comme un chien (une chienne?), maintenant je suis bien plus vieille que la pauvre Livia, qui n'est qu'une jeune fille qui pense être journaliste, trop rêveuse, voilà et moi, je suis une femme fatale. Mais non. Elle me contamine avec ses rêveries et parfois, par solidarité ou inévitabilité, je la fais connaître les gens que je retrouve par ailleurs. Je t'ai la presentée, M. Je ne sais pas si c'est un cadeau ou un problème...
Camille, la folle. Comme sa précédante, sculpteur, perdue dans l'intensité de son histoire. Cette Camille, cépendant, est plus légère et bleue, comme le ciel sous lequel nous sommes, toi et moi et les gens autour. Cette semaine tu rencontreras L., mais j'y serai avec elle. Sous le ciel bleu ou gris ou jaune... dans une librairie, le matin. Un café. Notre amitié. L. sera là. Je serai là à mon tour.
M., tu es douce.

vendredi, septembre 05, 2003

U2, "Lemon"... voilà un groupe que j'adore depuis toujours, même après ses métamorphoses stétiques et musicales. Je crois qu'il restent engagés dans ses causes, etc, etc...
J'ai mal au cou, au dos, j'ai mal partout et je ne sais pas pourquoi. Peut-être que quand on a mal à l'âme, célà s'éteind par tout le reste.
Je suis évasive ce matin... je crois que dès que je me réveille, je pars me promener à vélo... au revoir...

mercredi, septembre 03, 2003

Les choses n'ont nécessairement pas encore un air de printemps, mais le mois de septembre m'envoit toujours à des choses fraîches, vertes et à de belles arbres. Je sais être bucolique de temps en temps et ça, peut être, se doit aux années que j'ai passé en étudiant en province, puisque maintenant que je suis de retour au "monde civilisé", je me sens une autentique paysanne.

Au player: Bangles, "Walk Like An Egyptian".
Nouvelle lecture: "L'Oeuvre Au Noir", Marguerite Yourcenar, en portugais.

Moment d'analyse journalistique: ne parait-il étrange que l'atentat arrivé à présent à l'Iraq n'aie pas provoqué autant d'interêt journalistique que celui qui a ataqué le siège de l'ONU? Au Brésil au moins, c'est même acceptable que la nationalité de Vieira de Mello aie guidé les médias à donner plus d'éspace à l'incident (quoique le monde entier aie dévoté le même espace); cépendant, à nouveau dans le monde entier, l'atentat contre ces iraqians n'était pas la peine. Et ce serait quoi le motif, vu que les victimes étaient plus nombreuses que celles de l'ONU et l'act était également barbare? Mon évidente lecture est que, en ne s'agissant pas des blancs et asseptiques occidentales, qui meurent les pauvres diables qui ne comprennent pas notre culture. S'il meurent justement, s'il explosent, les véhicules de communication ne s'en font vraiment pas, ce qui me parait profondément contradictoire, car après éxalter la mémoire de l'émissaire de l'ONU et ses rémarquables éfforts pour instituer et légitimer un gouvernement d'iraqians dans son pays même, la presse pêche d'ignorer les drames du PEUPLE par qui Vieira de Mello recherchait la justice.

dimanche, juillet 13, 2003

Dimanche sous l'eau. Il n'y a que de la pluie et croyez-moi: il fait froid au Brésil! -5ºC dans le sud, un peu de neige, mais ici, juste la pluie incéssante et l'envie d'être sous des kilos de couvertures, plutôt avec une bonne compagnie.
La bonne compagnie éxiste bien, et m'a donnée hier soir les bras dont j'avais besoin pour oublier le cafard.
Et alors, un peu de fondue, un peu de vin, un agréable bavardage et voilà la recette de joie simple.

vendredi, juillet 11, 2003

Les choses déroulent même si ça paraît le contraire. Tout court comme l'aiguille des heures, lente, presque imperceptible mais toujours changeant, comme les étoiles qui se couchent comme le soleil e la lune, mais, si petites au régard, on ne leur fait même pas d'attention. Et c'est juste à la fin de bien d'années, ou seulement de quelques uns, qu'on se rend compte d'être un merde ou au moins a vécu un tas de choses.
Inévitablement changer. J'ai employé une expression comme ça dans un conte (malgré la grande pause, je n'ai fini qu'un seul conte) de 1999. Ce n'était pas une prévision mais tout simplement une évidence. Je savais que j'irais changer, sauf comme ni quant. Tout, à partir de cette année, a laissé d'être si tendre, en même temps qui est devenu plus aigu. Je ne savais pas que j'étais folle (malgré que je le soupçonnais au fond de mon intuition), ni le tant que je suis oscillante à tout ce que je sens.

mardi, juillet 08, 2003

Il y a certainement quelque chose qui va bien: peut-être à mon rapport amoureux, très doux... mais ce soir je me rends compte du vide qui s'empare de moi quand je pense à tout le reste: travail, famille et moi même. Un vide. Une sensation d'impuissance devant une force bien plus grande que moi, et qui s'appelle chômage, ou bien compétition, ou bien...
Être embrassée n'est pas éxactement la resolution de n'importe quel problème.
Il me manque, mon père.

dimanche, juillet 06, 2003

J'écoute Fiona Apple à ce dimanche dont le froid a disparu complètement. Chaleur! Comme en été. Mais aussi, mélancholie. Comme en hiver. Ce que je souviens le plus c'est la musique de Paul Hindemith, "En Hiver", une de mes préférées. Je la transcris:

En hiver
La mort meurtrière
Entre dans les maisons
Elle cherche le père, la soeur
Et leur joue du violon.
Mais, quand la terre remue
Sous la bêche du printemps
La mort court dans les rues
Et salue les passants.


Et ce que je vois c'est un beau coucher de soleil... envie de me coucher, envie de m'abandoner.

vendredi, juillet 04, 2003

Oh la la! Merci pour les links, Etolane! Moi, brésilienne que je suis, ne conaissais pas les links que cette très gentil fille a indiqué sur son blog, tous ceux à  propos d'Alfredo Volpi, un peintre très important lié au modernisme brésilien. Il a un style simple, vibrant, un style qui suggère qu'il était aussi simple que ses peintures, lui, immigré d'Italie. Au fait, ceux qui ont venue d'Italie et qui ont peuplé l'État de São Paulo et les États du sud paraissent avoir une façon de vivre qui dispense (ça existe??) les luxes mais favorise le plaisir, le bien être, la bonne table, etc, etc.
Enfin: Volpi, Portinari, di Fiori, Brecheret (et tant d'autres), tous eux, italiennement brésiliens et superbes dans leur art. Ce soir, je dors, mais demais je chercherai les links... hehe.
Bonne nuit, folks.

jeudi, juillet 03, 2003

Bonne nuit. Temps de dormir et rêver à l'amour...
Nuit fraîche, pieds nus, silence qui m'enveloppe autant que mon pull... un petit brin de paix, temps réservé pour lire et je me souviens ailleurs d'une chanson du brésilien Djavan: "un jour froid, un bon endroit pour lire un livre"...
Fernando Pessoa et son "Livre de l'Inquiétude" (malheureusement, inquiétude n'est pas le bon mot pour traduire ce sentiment, ainsi comme "saudade" ne peut pas être réprésenté par nostalgie ou manque) ont rempli mon après-midi. Il m'a été offert à mon anniversaire, et même si je suis une léctrice (célà me rappelle Miou-Miou dans le film homonyme et aussi que je suis vraiment dispersive cette nuit) qui a l'habitude de tout dévorer, ces plus de 500 pages coûtent à être consommées de ma part. Densité, quoi, je ne sais pas... ce que je sais c'est que parfois on y lit des choses qu'on a senti, vécu, pensé pendant une vie entière mais n'a jamais eu de mot pour l'exprimer exactement. Des choses comme de l'ennui, la mélancholie ou un très précis découpage d'un instant quelconque de l'éxistence. Vraiment très complexe, vraiment fascinant, poétique.
De l'autre côté, pas du tout métaphysique, un autre livre, sur l'évaluation de sécurité des aliments génétiquement modifiés, matière courante aux médias et sûrement nécessaire pour passer à l'épreuve du Labjor(Laboratoire de Journalisme - Unicamp, Brésil), pour la spécialization en journalisme scientifique.
Éxister, c'est à quoi destiné?

mardi, juillet 01, 2003

Tout allait trop bien et soudainement, le mix de bière glacé, vent d'hiver et une promenade sur le sable, avec la fin des vagues atteignant mes pieds, m'a fait atrapper un rhume et une inféction à la gorge... tant pis, car la compagnie d'une personne si tendre compense mes extravagances, surtout quand on me visite et me fait des caresses sur la joue...
État d'âme? Tranquillité.
Mais il faut quand même que je réusse à trouver un job.

samedi, juin 28, 2003

Si hier je laissais échapper des larmes discrètes, aujourd'hui est temps pour être dévoté aux sourires et à l'amitié, qui en effet, est la forme la plus câlineuse et de plus grand durée pour avoir une personne. Et enfin, je ne suis pas seule... j'ai été surprise par une bonne compagnie, un corps qui me fait rêver, un douceur d'amant, des beaux yeux miel... tout ça me rend plus tranquille, plus sûre de n'être une personne qui a besoin d'un peu de tendresse, de plaisir, de mots doux... enfin, je dois tourner à nouveau la page personelle...
Ce mois, à São Paulo, il y a un féstival de la culture française, "C'est si bon", organisé par le Consulat Général de la France. Comme je suis à Santos, pas vraiment très loin (juste 70km), mais sans un sou, il me risque de rater l'événement. J'avoue que la France n'attire pas les brésiliens autant qu'auparavant, mais ces initiatives sont toujours très bienvenues, et au moins à SP et à Rio, il y a un gros publique qui y vient.

vendredi, juin 27, 2003

J'écoute Raoul Seixas, um "rocker" née en Bahia. Il est mort en 1987, mais a laissé un tas de chansons qui sont drôles et intélligentes à  la fois. Ce n'est pas mon artiste favori, mais je le respecte vraiment beaucoup.
Ce soir, avec une très bonne compagnie, j'ai regardé "Frida", avec Salma Hayek et Alfred Molina. Presque magnifique, assez plastique et d'une chaleur autant stétique que sensuel. Bien sûr que Frida, à  cause de ses maladies, ne serait pas capable de dancer un tango tellement bien que dans le film, mais cette-séquence-là, malgré qu'elle danse avec une femme, m'a rendue songeuse, en imaginant ce jeu... Salma Hayek est jolie... Frida n'avait pas sa beauté, mais elle avait beaucoup plus: une intensité surement venue de la douleur (physique, émotionelle) et de sa génialité qu'elle apportait depuis sa naissance, jusqu'à  sa mort...
Et enfin, la douleur n'est pas réservé seulement aux génies, mais aussi aux autres personnes, celles qui travaillent dans les bureaux, qui font la vaisselle, qui se lèvent tôt le matin et regardent de ses yeux la vie d'une journée de plus... la douleur est réservée pour moi aussi, sous la forme d'une manque qui s'avolume dans ma poitrine, qui me fait libérer quelques larmes tandis que j'écoute sa voix, triste d'être rejeté par un autre amour. Être amie, voilà , c'est juste, mais ce désir, ah, ce drôle de désir...

dimanche, juin 22, 2003

Il faut que je dise: volaille à la sauce curry est toujours superbe... mais j'ai trop mangé... ouf...
J'ai fait un drôle de rêve: je passais devant une église, et alors, je me suis arretée, mise à genoux et j'ai prié... je demandais à St. Bénoît de me graduer avec un 10 sur mon travail et bien d'autres choses... je lui demandais aussi de passer quelques jours aux bras de J., en lui promettant regarder une messe à lui... le pire c'est que je me considère toujours une athée, scétique... enfin... si tout célà m'arrive, je serai obligée de payer ma promesse onirique.
J'ai peur d'être amoureuse... je me demande si quand on en a peur, c'est parce que nous les sommes déjà... mais enfin, je crois que je ne le suis pas encore...
Mais non! J'ai perdu tout ce que j'avais écrit d'avance. Manque de souci de ma part, bien entendu. Perdu. Pas seulement mon premier post dans cette sorte de journal.
Tout célà pour dire que j'essaie de faire mon 2e. blog en français. Non, je ne suis pas née dans un pays francophone, je suis brésilienne, brune et chaude, comme tout le monde étranger le pense, mais... aussi mélancolique qu'une portugaise, aussi discrète qu'une anglaise... célà, pourtant, n'a aucune importance. Ce qui importe ici c'est les pensées, ces émotions qui jaillissent, tout, tout. Mais je ne suis pas constante, car mon vrai blog est en portugais. Enfin. Tout célà pour m'exprimer à une forme peu communm même si c'est limitée...
J'éspère pouvoir éclaircir mes sentiments...