dimanche, mai 02, 2004

Ce matin dans mes rêves, j'étais un corps allongé sur un lit... en effet, pas allongé, mais chaud comme dans un nid, confortable contre ton corps, deserotisé, fraternel comme si tu étais ma mère ou ma soeur ou simplement une partie de moi-même qui n'était pas moi-même, mais quelqu'un dont j'avais besoin... dont la chaleur j'en avais besoin. Et j'étais aussi couchée dans le lit de tes yeux, comme autrefois je me couchais sur ta voix.
Après ce rêve, il y a eu un autre, où nous étions sur un canapé, bavardant et bavardant. Comme les amies que nous sommes. Et ça me rechauffe aussi.
Je me sens petite comme un enfant. Petite comme une fleur qui reçoit le vent de la campagne, comme les feuilles de l'herbe qui sert de lit à des gens dormants qui rêvent à la chaleur des lits d'amour fraternel.

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