Un des derniers posts sur La Cendre, au moins dans une longue période. Je vais vendre mon ordi, car j'ai besoin d'argent. Le voyage que j'organisais, qui prennait tant de mes efforts, qui était source de réflexions etc, s'est très bien passée et on peut dire que j'ai réussi d'une certaine façon. Alors, dans 3 semaines ou moins, je démenage, je pars definitivement, en disant au revoir aux amis de la côte, de l'enfance (il n'en reste aucun, anyway), quelques uns de la fac et aux peux proches qui sont en contact.
J'ai repris mon "blog en papier", c'est à dire un journal authentique, un carnet de notes bien traditionel, puisque je serai obligée à écrire trop peu sur le blog, mais sans doute je ne l'abandonerai pas. Il pourra peut-être devenir un laboratoire pour tester mes élèves, ou mieux. Il sera toujours le coin où je peux me délivrer à des délires en français, ou bien à écrire rien que pour M., car d'entre mes amis les plus proches, c'est elle qui mieux comprend ces délires absolument doux.
Les fêtes de fin d'année courent comme toujours: excès de repas, théâtre familial, pas beaucoup de cadeaux (les temps d'aujourd'hui ne les permettent pas)... mais je suis quand même très optimiste, car c'est la première fois que je peux dire qu'une nouvelle vie commence pour moi avec une nouvelle année...
samedi, décembre 27, 2003
vendredi, décembre 19, 2003
Dans 4 jours, je pars chez ma mère. Au début de mon voyage, il parassait que le temps passait très lentement et voilà, il s'est vite passé et le resultat c'était vraiment plus positif que je pourrait même penser à souhaiter...
De toute façon, ce qui me prend à ce moment c'est le souvenir de mon père, puisque il y a exactement un an, il est mort d'un infartus. Et hier il n'y avait que lui dans ma tête et ce-jour-là, si étrange que je n'avais même pas pleuré.
Vendredi. Jour dingue... aujourd'hui je suis dingue...
De toute façon, ce qui me prend à ce moment c'est le souvenir de mon père, puisque il y a exactement un an, il est mort d'un infartus. Et hier il n'y avait que lui dans ma tête et ce-jour-là, si étrange que je n'avais même pas pleuré.
Vendredi. Jour dingue... aujourd'hui je suis dingue...
dimanche, décembre 14, 2003
Dire que je suis ensomeillée n'est pas du tout nouveau. Parler de la pluie, non plus. Mais dire que je suis heureuse, dire que les choses démarrent, qu'elles marchent, que chaque jour garde quelque chose de nouvelle ou même surprenante, ça c'est remarquable. Le resto chinois d'hier, les gens que je viens de connaître, la douceur de M., l'amour que G. transmet quand regarde sa fille... le ciel, les rues, les arbres... tout ça me surprend, m'émerveille, me fait sentir vivante.
Et maintenant, dormir en rêvant d'être reveillée pour vivre la vie...
Et maintenant, dormir en rêvant d'être reveillée pour vivre la vie...
mercredi, décembre 10, 2003
Maintenant je ne perdrai pas mon post. Ensomeillée... silencieuse. C'est comme je me sens, plongée dans l'ambience de cette nuit d'une coupable pleine lune, nuit fraîche, nuit d'une naïveté trompeuse, nuit d'une volupté machée et avalée et en train d'être digerée, une volupté qui continue, pendant que j'écris, de ressonner sur ma peau et d'autres coins plus sécrets... Nuit de regards qui ont finalement perdu la peur de se rétrouver, même si c'était pour s'apercevoir francs dans sa certitude, ou sa doûte. Des regards doux, quand même. Et je n'arrête pas d'y penser. Ma faute, ta faute, qu'importe? Faute de la lune, elle. Faute du bien-être (et pas du vin insuffisement bu), de mes mains, de ton dos, de nos peaux. Faute de la tendresse, faute de se vouloir bien avec de quelques nouvelles façons qu'on ne sait pas encore comprendre ou... utiliser... Faute des désirs pas trop gardés dans nos coins, faute de ne pas savoir partager ce coin (comme quand on habite dans un logément d'étudiants) qu'on a récement découvert. Faute des peurs et même des bonheurs, ta faute, ma faute comme d'habitude, faute du baiser pas arrivé, de la démande pas demandée, de la peau pas laichée, du corps pas gratté, de la bouche pas mordue, de la langue pas sucée... faute du sexe pas dévoré. Faute du climax pas atteint. Faute de la vie dehors qui nous oblige d'être sages, faute de la sagesse elle-même, faute aussi de la folie pourtant, faute de l'interruption mais aussi du début, faute de tout et de rien, grâce à quoi ça fait du bien pendant que ça peut faire du mal. Faute, là je rêve, de n'avoir pas dit: "seulement pour une nuit, seulement pour que l'on sache que célà doit finir". Et pourtant je me couche... je m'allonge, je repose sur le lit de ton regard, de ta voix, de ta peau, de la douceur de ton être. Des rêveries dispersées dans la réalité qui me sourit vraiment. D'y être, de que tu m'apprenne à conduire les voitures autant que la nature de mon amitié. Je t'adore, M.
mardi, décembre 09, 2003
Je ne crois pas que j'ai perdu mon post. Je suis triste, car j'avais été si poétique et je l'aime bien. Enfin, j'abrège, car il faut dormir. Je disais que cette pluie qui tombe dehors sera une belle chanson pour m'emballer à la fin d'une journée qui m'a beaucoup exigée. Mais je suis heureuse, là je suis à l'aise et je vais bien dans ma peau.
Ah, je suis crevée... impossible de continuer et tout raconter à nouveau. Mais je dors contente d'être sous le même "toit", le même ciel de ceux qui me manquaient et j'apprends à aimer de plus en plus.
enfin...
je suis là pour vous plaire, et n'y puis rien changer. (Prévert)
Ah, je suis crevée... impossible de continuer et tout raconter à nouveau. Mais je dors contente d'être sous le même "toit", le même ciel de ceux qui me manquaient et j'apprends à aimer de plus en plus.
enfin...
je suis là pour vous plaire, et n'y puis rien changer. (Prévert)
vendredi, décembre 05, 2003
Oui. Je suis aux insaines heures de la nuit. Où tout-ce que je ressens c'est de la précipitation, car dès que je me reveille et me lève, tout c'est fini. Parfois la joie elle continue, ou bien la tristesse, quand elle est si grande qu'un peu de sommeil ne la peut pas guérir. Maintenant j'écris sans me freiner, prise de cette obsession/passion, envie d'écrire... je me suis mise à penser au temps que je n'aurai pas quand je travaillerai, au temps que tu n'as presque jamais... et me suis mise aussi, à écrire, sans cesse, sans trop raciociner, juste en laissant que les mots me guident, autant que me guide le desir ou la joie ou le courage, lorsque le cerveau n'a plus besoin de réflechir pour donner de l'espace à l'action.
Un vendredi qui précede le weekend de mon voyage. J'essaie de n'y penser plus, mais c'est comme j'y arrivais vraiment. Au fait, ce voyage répresente plus mon action que mon reflexion, même si cette action en vient. Je sais juste que je sourirai. Pour moi, cette métropole verte et chérie est comme le rêve d'hier: une Mediterrannée bleu-scandale avec des vagues délicieusement fortes, où je me jetais de corps entier. Plaisir. Nostalgie. Réalité.
Comme je suis heureuse, pardonne-moi, M. Car je te mords les lèvres en souriant, même si en réalité je te serre fort, tout simplement. Je te garde ici comme un joyau.
Un vendredi qui précede le weekend de mon voyage. J'essaie de n'y penser plus, mais c'est comme j'y arrivais vraiment. Au fait, ce voyage répresente plus mon action que mon reflexion, même si cette action en vient. Je sais juste que je sourirai. Pour moi, cette métropole verte et chérie est comme le rêve d'hier: une Mediterrannée bleu-scandale avec des vagues délicieusement fortes, où je me jetais de corps entier. Plaisir. Nostalgie. Réalité.
Comme je suis heureuse, pardonne-moi, M. Car je te mords les lèvres en souriant, même si en réalité je te serre fort, tout simplement. Je te garde ici comme un joyau.
jeudi, décembre 04, 2003
À propos des "awaken-dreamlogs"
Elle se questionnait, de temps en temps, toutes les fois où cette-voix-là, au téléphone et puis, in loco, la bouleversait d'une certaine façon. Elle n'arrivait pas à comprendre. Oui, il y avait parfois une vague de désir qui l'envahissait, la brûlant par dedans, qui réchauffait ses cuisses et allait jusqu'aux extremités, toutes. Il y avait ce coup dans la poitrine qui, sans trouver d'infartus pour se manisfester, devenait très vite un léger liquide, doux et pas très épais. Mais malgré tout ça, elle craignait les obvietés, elle avait peur de l'obvieté des passions romantiques, des histoires ordinaires des feuilletons. Elle ne le comprenait pourtant pas. Mais au long d'une nuit chaude et musicale, L. pensait et concluait au moins pour ce-moment-là, que ce désir qui parfois s'empare d'elle, n'est qu'un essai maladroit de tenir M. dans son être. Si cette fille connaissait une autre façon, elle l'adopterait volontiers. Mais elle ne connaît que l'intensité du désir, de quand on veut que quelqu'un soit fondu sur sa peau. L. avait M. fondue sur son âme, et cherchait une autre façon de figurer cette idée.
Elle se questionnait, de temps en temps, toutes les fois où cette-voix-là, au téléphone et puis, in loco, la bouleversait d'une certaine façon. Elle n'arrivait pas à comprendre. Oui, il y avait parfois une vague de désir qui l'envahissait, la brûlant par dedans, qui réchauffait ses cuisses et allait jusqu'aux extremités, toutes. Il y avait ce coup dans la poitrine qui, sans trouver d'infartus pour se manisfester, devenait très vite un léger liquide, doux et pas très épais. Mais malgré tout ça, elle craignait les obvietés, elle avait peur de l'obvieté des passions romantiques, des histoires ordinaires des feuilletons. Elle ne le comprenait pourtant pas. Mais au long d'une nuit chaude et musicale, L. pensait et concluait au moins pour ce-moment-là, que ce désir qui parfois s'empare d'elle, n'est qu'un essai maladroit de tenir M. dans son être. Si cette fille connaissait une autre façon, elle l'adopterait volontiers. Mais elle ne connaît que l'intensité du désir, de quand on veut que quelqu'un soit fondu sur sa peau. L. avait M. fondue sur son âme, et cherchait une autre façon de figurer cette idée.
mercredi, décembre 03, 2003
Je me fais faire couper les cheveux, j'achète du vernis pour les ongles, j'achète un pantalon, une blouse, une jupe, et je me sens dans mon cours élémentaire de français ou je fais une liste de tout ce qui me donne du plaisir. Ne pas admettre que faire des achats ne fait pas de bien c'est une sottise, car c'est comme changer la peau, c'est donc se renouveler d'une façon plutôt symbolique.
Et donc, puisque je me demande une liste, alors j'en énumere deux choses: matin de soleil et faire l'amour à travers les yeux.
Et donc, puisque je me demande une liste, alors j'en énumere deux choses: matin de soleil et faire l'amour à travers les yeux.
lundi, décembre 01, 2003
Après-midi nuageux, lourd... et pourtant léger, avec la légereté de MON être, avec la sensation de flotter au-dessus des problèmes qui envahissaient ma vie la semaine dernière. Et je remarque que c'est rare cette sensation ne vécue qu'il y a quelques mois, le jour où j'ai présenté mon travail de graduation. Aujourd'hui je flotte, car j'ai atteint le nuage de tendresse dont je me sentais très loin. Et je découvre que ce n'est seulement pas M. qui y est avec moi... il y a tant d'autres personnes... alors c'est à tous eux que j'offre ces fleurs volées du jardin de mon coeur, mais c'est sur ta joue que je dépose ce baiser léger et abandonné. Rien que sur ta joue.
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