Oui. Je suis aux insaines heures de la nuit. Où tout-ce que je ressens c'est de la précipitation, car dès que je me reveille et me lève, tout c'est fini. Parfois la joie elle continue, ou bien la tristesse, quand elle est si grande qu'un peu de sommeil ne la peut pas guérir. Maintenant j'écris sans me freiner, prise de cette obsession/passion, envie d'écrire... je me suis mise à penser au temps que je n'aurai pas quand je travaillerai, au temps que tu n'as presque jamais... et me suis mise aussi, à écrire, sans cesse, sans trop raciociner, juste en laissant que les mots me guident, autant que me guide le desir ou la joie ou le courage, lorsque le cerveau n'a plus besoin de réflechir pour donner de l'espace à l'action.
Un vendredi qui précede le weekend de mon voyage. J'essaie de n'y penser plus, mais c'est comme j'y arrivais vraiment. Au fait, ce voyage répresente plus mon action que mon reflexion, même si cette action en vient. Je sais juste que je sourirai. Pour moi, cette métropole verte et chérie est comme le rêve d'hier: une Mediterrannée bleu-scandale avec des vagues délicieusement fortes, où je me jetais de corps entier. Plaisir. Nostalgie. Réalité.
Comme je suis heureuse, pardonne-moi, M. Car je te mords les lèvres en souriant, même si en réalité je te serre fort, tout simplement. Je te garde ici comme un joyau.
vendredi, décembre 05, 2003
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