mercredi, décembre 10, 2003

Maintenant je ne perdrai pas mon post. Ensomeillée... silencieuse. C'est comme je me sens, plongée dans l'ambience de cette nuit d'une coupable pleine lune, nuit fraîche, nuit d'une naïveté trompeuse, nuit d'une volupté machée et avalée et en train d'être digerée, une volupté qui continue, pendant que j'écris, de ressonner sur ma peau et d'autres coins plus sécrets... Nuit de regards qui ont finalement perdu la peur de se rétrouver, même si c'était pour s'apercevoir francs dans sa certitude, ou sa doûte. Des regards doux, quand même. Et je n'arrête pas d'y penser. Ma faute, ta faute, qu'importe? Faute de la lune, elle. Faute du bien-être (et pas du vin insuffisement bu), de mes mains, de ton dos, de nos peaux. Faute de la tendresse, faute de se vouloir bien avec de quelques nouvelles façons qu'on ne sait pas encore comprendre ou... utiliser... Faute des désirs pas trop gardés dans nos coins, faute de ne pas savoir partager ce coin (comme quand on habite dans un logément d'étudiants) qu'on a récement découvert. Faute des peurs et même des bonheurs, ta faute, ma faute comme d'habitude, faute du baiser pas arrivé, de la démande pas demandée, de la peau pas laichée, du corps pas gratté, de la bouche pas mordue, de la langue pas sucée... faute du sexe pas dévoré. Faute du climax pas atteint. Faute de la vie dehors qui nous oblige d'être sages, faute de la sagesse elle-même, faute aussi de la folie pourtant, faute de l'interruption mais aussi du début, faute de tout et de rien, grâce à quoi ça fait du bien pendant que ça peut faire du mal. Faute, là je rêve, de n'avoir pas dit: "seulement pour une nuit, seulement pour que l'on sache que célà doit finir". Et pourtant je me couche... je m'allonge, je repose sur le lit de ton regard, de ta voix, de ta peau, de la douceur de ton être. Des rêveries dispersées dans la réalité qui me sourit vraiment. D'y être, de que tu m'apprenne à conduire les voitures autant que la nature de mon amitié. Je t'adore, M.

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